Opladis
Opladis
Inscrivez-vous
Mes Dossiers Mes Dossiers
 
Accueil Accueil
Société style de vie Temps libre Droits, finances Santé Guide Websenior
 
Les Plus
 
Enquêtes
 
 
 
 
Exercez votre cerveau avec MindFit
Le site www.websenior.be : professionnels de la santé : maisons de repos, soins infirmiers et kinés
Le site www.lesmaisonsderepos.be : les maisons de repos de Belgique
 
Les maisons de retraite en France
Google       
Accueil société Paroles de Bourgmestres
    Imprimer cette page
  PEPINSTER

> La commune de PEPINSTER

Monsieur André BAILLY

Monsieur André BAILLY
André BAILLY est né à Verviers le 11 février 1942, en pleine tourmente de la guerre 40-45, pendant un hiver froid et neigeux.
André Bailly est le bourgmestre de Pepinster depuis 1984. Il est également député communautaire. Instituteur de formation, il a été longtemps inspecteur dans l’enseignement fondamental.
A Pepinster, tout le monde connaît le poids de ses formules choc et personne n’ignore qu’il est un fervent supporter du club de basket local, l’une des meilleures équipes du pays

Monsieur André BAILLYOpladis : Monsieur le Bourgmestre, Pepinster c’est l’Est de la Wallonie, c’est à deux pas, en tout cas à une dizaine de kilomètres, de l’Allemagne et de la Hollande et c’est toujours la terre wallonne. C’est le pays de Herve, c’est le pays de Verviers.
En fait, Pepinster se trouve à cheval sur deux régions géographiques. Pepinster est séparé en deux par la Vesdre et également par la Hoëgne, qui est un affluent de la Vesdre. D’un côté, nous avons le pays de Herve et de l’autre côté, nous avons l’Ardenne puisque la Vesdre délimite géographiquement la différence du paysage du pays de Herve et de l’Ardenne. Nous avons un côté de la commune qui est dans le pays de Herve avec bien sûr des pâturages et, de l’autre côté c’est déjà l’Ardenne qui commence avec déjà des forêts, mais aussi des pâturages. Voilà deux zones géographiques, c’est l’Est de la Belgique, nous sommes à 5 Km de Verviers et dans la périphérie Verviétoise.

PepinsterOpladis : Ce qui veut dire que c’est également un pays de tradition métallurgique et lainière.
Nous avons effectivement encore les deux sur le territoire communal. Nous avons les restes, en fait, de l’industrie lainière du 19ème siècle et il n’existe actuellement plus aucune industrie lainière à Pepinster, mais il y en a encore des traces très visibles qui constituent malheureusement maintenant des chancres industriels que je m’efforce d’éliminer au fil du temps. Mais ce n’est pas chose aisée, parce que cela demande des capitaux, d’acheter les bâtiments, de réaliser les rénovations nécessaires et c’est vraiment un dossier très lourd. Nous avons par contre deux industries métallurgiques qui fonctionnent encore relativement bien. L’entreprise MERSCH et l’entreprise ENSIVAL-MORAY qui est une entreprise de fabrication industrielle importante de pompes.

Opladis : Hormis ces entreprises, quel est l’avenir économique de Pepinster ?
Pepinster, effectivement est une commune qui a peu de ressources propres à l’industrie parce que l’histoire n’a pas voulu que les patrons qui étaient à la destinée de leurs entreprises, se reconvertissent suffisamment vite. Et lorsque, dans les années 70, on a commencé à créer les grands sites en zoning industriel, comme on disait à l’époque, Pepinster qui était une petite commune constituée de Pepinster et de Cornesse (c’est seulement en 1976 que Soiron et Wegnez sont venus s’ajouter) n’a pas trouvé l’opportunité de s’inscrire dans la mise en place de zonings industriels.

Pourtant, on aurait pu car il y avait des espaces disponibles, mais on a conservé la tradition de l’agriculture, sur le plateau de Herve notamment, et sur le bord de l’Ardenne. La commune a tout à fait raté ce tournant. Il y a juste un petit site industriel qui a été créé : je pense qu’il accueille 7 à 8 entreprises dont un fabriquant de plastiques bien connu CABOT PLASTIC c’est la seule grosse entreprise industrielle qui a été tentée et relativement réussie, mais cela occupe très peu d’emplois et génère très peu de taxes de force motrice.

Opladis : Quelques industries agroalimentaires, je présume ?
Non, même pas. Finalement, notre grande force financière, la seule, c’est l’impôt des personnes physiques et c’est l’impôt foncier. C’est pourquoi, je développe depuis 20 ans - je serai bientôt depuis 20 ans bourgmestre de la commune en mai 2004 - d’une façon très dynamique, je pense, l’installation de lotissements privés et sociaux. Encore aujourd’hui, je suis en train d’œuvrer à la finition d’un chantier important d’une quarantaine de maisons privées qui se situent sur un site de lotissement communal. Donc, j’ai développé cette stratégie tout simplement pour y amener bien sûr de nouveaux habitants, j’ai profité que notre commune était encore très verte par rapport à ses grandes voisines Verviers et Dison, qui sont des communes ayant très mal vieillis au point de vue urbanistique et qui s’en sont rendus compte trop tard. Donc, j’avais encore cet espoir : j’avais beaucoup de terrains à bâtir sur la commune, aussi bien privés que publics. D’ailleurs, j’ai acheté pas mal de terrains pour réaliser des lotissements. Et j’ai pu offrir comme cela à la population régionale un attrait avec de la verdure, des bois, une vie rurale relativement paisible avec une criminalité relativement bien maîtrisée et peu grave.
Donc beaucoup de Verviétois, beaucoup de Disonais, de Herviens viennent s’établir à Pepinster. Nous ne sommes pas loin de l’autoroute ; nous avons une liaison très rapide avec Liège, Bruxelles, et avec la Hollande aussi. Donc, nous avons pas mal de possibilités de mobilité.

PepinsterA tel point qu’aujourd’hui je peux citer un exemple pour vous donner une idée de cette opportunité : un énorme domaine boisé de 180 hectares vient d’être acheté par un promoteur hollandais. Ce terrain était un terrain privé appartenant à un noble qui vient de le vendre il y a deux ans. Et ce hollandais a le projet d’y construire un hôtel 5 étoiles avec un golf 18 trous et une quarantaine de villas de haut standing. Il y a bien sûr quelques remous parce que certains, notamment Ecolo, ne voient pas cela d’un très bon œil pour des raisons qui leur sont propres. Par contre, j’encourage très fort ce type d’investissement qui monte à 25 millions d’Euros (un milliard d’anciens BEF) parce qu’effectivement cela va créer une cinquantaine d’emplois dans le secteur hôtelier, un attrait touristique avec le golf, 40 villas de haut standing ce qui nous fait bien évidemment une rentrée d’IPP et d’impôts fonciers. Et nous ne sommes pas loin des autoroutes vers Liège, la Hollande, l’Allemagne : la situation idéale.

Opladis : Donc, à ce rythme-là, c’est bientôt le Waterloo de la province de Liège ?
Je n’irai pas jusque là, parce que me comparer avec Waterloo et son bourgmestre en titre, Monsieur Kubla, c’est un peu difficile pour nous…

Opladis : Je n’ai comparé que les communes !
Oui, mais moi je compare toujours tout dans ce cas !

PepinsterPepinster a réellement des possibilités de développement touristique qu’il n’a jamais beaucoup exploité jusqu’à maintenant. Notamment, avec le superbe village de Soiron, qui est un village classé comme l’un des plus beaux de Wallonie, pratiquant un tourisme très vert et qui pourrait être davantage développé dans un bon esprit d’ouverture.
Nous avons également un monument militaire historique, le fort de Pepinster, qui fut le dernier fort à résister en 1940 lors de l’attaque allemande. Le fort s’est rendu 24 heures après toute l’armée belge. Il a été le dernier à résister. Les hommes ont été amenés en Allemagne pendant 5 ans comme prisonniers de guerre.

Nous avons également un attrait touristique plutôt sportif qui est notre équipe de basket Pepinster-Verviers puisque Verviers a collé son nom à l’équipe pour donner un peu plus de renom et attirer les sponsors. Mais le club est originaire de Pepinster et est né après la guerre 45. Il y est encore, est connu, joue en première division nationale depuis 1985, si mes souvenirs sont bons, et je pense que les résultats de l’année dernière, montre que Pepinster est une équipe de basket de haute renommée.

Opladis : Et parmi vos quelques 10.000 concitoyens, quelle est la part des plus de 60 ans, des seniors ?
Je pense que les seniors deviennent de plus en plus nombreux. En tout cas, quand je suis dans la rue et que je croise les gens, ils me saluent et forcément une personne sur deux a plus de 60 ans. On va chiffrer tout cela, mais je pense que la part est importante. Nous en avons conscience et nous avons donné une priorité depuis quelques années à leur offrir plus de services.
Nous avons développé depuis une quinzaine d’années un service de repas à domicile géré par le CPAS de la commune et qui distribue, avec une modalité de prix en fonction des revenus, tous les jours, un repas de midi aux personnes qui le demandent.

Nous avons également créé un service de télé vigilance pour ceux qui préfèrent rester chez eux. Nous avons surtout développé depuis très longtemps deux maisons de retraite qui existent sur le territoire communal, une de 70 lits et une de 32 lits ; l’une est située à Pepinster, l’autre située à Soiron dans un cadre beaucoup plus rural. Mais nous sommes confrontés depuis une grosse dizaine d’années à un problème déficitaire, ce qui veut dire que nos deux maisons de retraite, de construction ancienne (la première a peut-être 80 ans, la deuxième a une trentaine d’années) deviennent de moins en moins opérationnelles: celle de Pepinster est beaucoup trop obsolète au point de vue architectural pour pouvoir répondre encore longtemps aux normes imposées par la Région Wallonne, c’est-à-dire que chaque chambre devrait être individuelle, pourvue d’un cabinet de toilette séparé, d’un WC séparé, etc. La transformation de cette maison de 70 lits amènerait des frais très importants bien évidemment, mais réduirait en plus le nombre de chambres disponibles. De 70 lits, on arriverait peut-être à une cinquantaine. La maison de retraite de Soiron, bien que plus récente -une trentaine d’années à peine- a également été construite sur un modèle dépassé. Sa transformation pour répondre aux normes actuelles supprimerait environ une dizaine de chambres, Si bien que le nombre de lits disponibles se réduirait à environ 70 ou 65 lits pour les deux maisons de retraite. Il faut savoir qu’une maison de retraite arrive plus ou moins à l’équilibre financier lorsqu’elle tourne autour d’environ 100 lits. Donc, depuis plus de 10 ans, nous perdons chaque année, avec nos maisons de retraite, une somme qui tourne dans une fourchette de 13 à 18 millions de Bef de perte. Il est évident que ces pertes sont importantes. Avec une moyenne de 15 millions de BEF annuellement, nous avons perdu 150 millions de francs belges en dix ans.

Opladis : Il faudrait construire quelque chose de neuf, alors ?
Vous avez tout de suite vu la logique financière à compenser. Depuis 8 ans, nous réfléchissons et nous avons mis en œuvre un avant-projet de construction d’une toute nouvelle maison de retraite que nous avons appelée centre social intégré.
C’est plus qu’une maison de retraite, un véritable projet de vie composé de trois phases : une première phase qui est une maison de retraite et de soins (mrs) de 102 lits, une deuxième phase consistant en la construction d’un nouveau centre social avec une maison pour l’enfance et un service de blanchisserie, et une troisième phase, à savoir la construction d’une vingtaine d’appartements et logements destinés aux personnes âgées, pour leur faciliter la vie en leur offrant des services chez eux, des services médicaux, paramédicaux, hôteliers (repas, etc.…) et d’assistance en cas de problèmes, même pendant la nuit. Ces trois phases sont chiffrées à environ dix millions d’€uros (400 millions d’anciens Bef). Le projet a reçu un accord de principe du Ministre Taminiaux (qui était encore en charge des affaires sociales) parce que ce projet intègre les générations et situent la maison de retraite au centre de la commune, où nous devons d’ailleurs construire une place également, là où les services communaux se trouvent ( l’hôtel de ville, etc.…) de façon à ce que les personnes âgées ne se retrouvent pas excentrées par rapport au centre urbain et qu’elles n’aient pas non plus, Pepinster étant une commune très vallonnée avec des rues à fortes dénivellations, un relief pénalisant avec des rues pentues peu aisées pour les aînés. En plaçant notre nouveau Centre social intégré dans la zone plane de notre commune, nous leur permettrons d’aller eux-mêmes prendre un verre dans un café, faire un tour dans la grande surface du coin, se promener avec leurs amis, aller jouer à la pétanque au club tout proche, etc.… C’est un grand projet.

Nous avons donc avancé ce projet et obtenu la promesse de principe de Monsieur Taminiaux. Malheureusement, le Ministre Detienne n’a pas trouvé les moyens financiers ; il les a promis pour 2004. J’attends avec impatience 2004, mais ce sont les élections régionales et je pense effectivement que le gouvernement wallon devrait mettre - et c’est le député qui parle ici - des priorités dans un budget beaucoup plus important en affaires sociales, de façon à prendre en charge de façon directe la construction et la rénovation des maisons de retraite et de soins.

Pour donner un exemple, les personnes âgées chez nous entrent en MRS avec une moyenne d’âge de 84 ans. Vous imaginez dans quel état de santé déficiente ils arrivent chez nous. Nous avons des soins lourds, nous avons donc un personnel important à mettre en place. C’est la raison de mon souci constant pour nos deux maisons de retraite. La construction du Centre social intégré reste notre priorité malgré nos problèmes budgétaires: j’espère que le gouvernement wallon qui sera installé en 2004, pourra avoir le courage de doter plus largement le budget du ministre qui a sous sa tutelle les maisons de retraite : c’est fondamental !

Opladis : Voilà un message dont les habitués de Websenior ne manqueront pas de capter toute la signification !
Cette maison était l’enjeu de la bataille électorale de 2000. C’est un projet qui était vraiment l’enjeu. C’est cela qui a fait que le MR, qui se présentait sous l’appellation ALTERNATIVE COMMUNALE, a été rejeté dans l’opposition, parce qu’ils ne défendaient pas la même idée que moi. Et j’ai donc fait l’alliance avec le RENOUVEAU COMMUNAL, qui est tout à fait d’accord avec la construction d’une nouvelle maison de retraite.

Opladis : Et hormis ces deux maisons de retraite que remplacera à terme le Centre social intégré, d’autres initiatives en faveur des seniors et que vous souhaiteriez épingler ?
Nous avons répondu en 2002 à une demande du Rotary de Pepinster. Ils nous ont proposé de lancer en partenariat avec nous, la commune pour un projet de mobilité pour les personnes âgées. Nous avons ainsi créé le Mobiloclub : c’est le secrétariat communal qui gère cela. Le principe ? Vous souscrivez une carte de membre du Mobiloclub dont le prix est relativement peu élevé, et vous acquérez des tickets de déplacement dont le tarif est tout à fait réduit par rapport au kilométrage : le jour précédent le déplacement que vous prévoyez (pour rendre visite à quelqu’un dans un hôpital ou aller faire vos courses à Liège ou tout simplement vous rendre à Verviers chez un médecin ou des amis, …) vous prévenez le service communal. Le Mobiloclub vous prépare une voiture avec chauffeur pour le lendemain et devant chez vous, une voiture vous attend et vous dépose à l’endroit où vous voulez aller ; elle viendra vous rechercher en fin de journée ou en fin d’après-midi pour un tarif tout à fait réduit. Et cela marche bien ! C’est une organisation qui a été mise en place, comme déjà indiqué, avec l’aide du Rotary.

Opladis : Maintenant, pour les seniors qui vont vous lire, que leur conseillez-vous de venir visiter à Pepinster et quel est le moment le plus opportun pour vous rendre visite ?
Je pense que toutes les saisons sont bonnes, mais de préférence, peut-être l’été ou l’automne, parce que les couleurs sont jolies.
Pepinster Ce qui est à voir pour les seniors qui ont le temps de se promener, c’est le magnifique village de Soiron, classé un des plus beaux villages de Wallonie et qui organise régulièrement, le dimanche, des petits déjeuners ruraux dans une ferme ou dans une bâtisse du village Après ces petits déjeuners, on visite le village avec un guide. C’est un vieux village avec de vieilles maisons, de vieilles pierres, un château, une église classée à visiter aussi. A midi, le restaurant du coin propose un service spécifique tout à fait décontracté, question d’offrir un repas simple, mais bon. Cela se fait deux à trois fois par an et cette initiative connaît beaucoup de succès.
Le deuxième but de visite, c’est évidemment le fort de Pepinster, un lieu historique trop souvent ignoré. Ce fut le dernier espace belge à résister à l’envahisseur allemand en 1940. Le commandant du fort ne s’est rendu avec sa garnison que 24 heures après la capitulation de l’armée belge. Ce fort est en excellent état. Il a été conservé et entretenu pendant plus de 50 ans par l’amicale des anciens du fort. Grâce à eux, ce fort est effectivement toujours visitable, surtout l’été. En hiver, il y fait un peu froid et humide : ce n’est guère conseillé pour les rhumatismes ! Il y a également beaucoup d’escaliers à descendre, ce qui n’est pas forcément une sinécure. De 1940, il y a encore une tourelle opérationnelle avec un canon qu’on a restauré. Nous le faisons tirer encore une fois par an, le jour de la reddition de l’armée. C’est un moment important pour les anciens du fort qui y viennent en pèlerinage. Après leur capitulation, tous étaient partis en Allemagne, prisonniers de guerre pendant 5 ans !

PepinsterPepinster offre aussi l’opportunité de belles promenades. Pepinster est très pentu, je l’ai dit. Nous sommes sur les bords de la Vesdre et de la Hoëgne, son affluent: nous avons pu conserver une série de promenades, de liaisons naturelles entre nos villes et les différents villages. Si bien qu’on peut à partir de Pepinster rayonner dans la région à travers bois avec des sentiers fléchés et une carte... C’est un lieu de promenade excellent. … Le week-end, on y trouve beaucoup de visiteurs, notamment beaucoup de Liégeois, qui viennent y manger de la bonne tarte et passer quelques heures avec leurs enfants dans les plaines de jeux, situées à 100 mètres du fort.

Opladis : De bonnes raisons de venir visiter Pepinster. Merci, monsieur le Bourgmestre, et bonne continuation au gouvernail de Pepinster !

 Une interview réalisée le 30 septembre 2003 par Memogrames sprl,
pour compte de Opladis.
 Inscrivez-vous à la newsletter gratuite AccueilAccueil
 Imprimer cette page
 Envoyer cette page à un(e) ami(e)
 Retour page précédente Top
     
Entretenz votre cerveau et ses capacités cognitives avec Mindfit
Société - Régie - Presse - Contact - Partenaires - Job - webmasters - Disclaimer - Conditions d’utilisation - Vie Privée - Réglement jeux et concours - 2003-2005 ©Opladis - WEBSENIOR Sprl™ -Tous droits réservés