Le
prix d’une maison de repos est exprimé en un
prix par jour. Les normes d’agrément des Communautés
et des Régions fixent que ce prix de journée
doit figurer dans la convention qui est conclue entre la personne
âgée et la maison de repos [ 2/5/2003 ]
De plus, tous les services et les prestations pour lesquels
une indemnité supplémentaire est demandée
(= suppléments ou débours) doivent être
explicitement mentionnés dans la convention.
Certaines
Communautés vont même plus loin dans les normes.
Ainsi, pour les maisons de repos en Wallonie, les normes fixent
une liste d’éléments qui doivent être
compris sans le prix de journée et qui donc, ne peuvent
plus être facturés comme suppléments,
et elles établissent une augmentation de prix maximale.
Si la famille ou un résident veut comparer le prix
de revient de différentes maisons de repos, il doit
tenir compte non seulement du prix de journée mais
aussi de tous les coûts qui ne sont pas compris dans
le prix de journée. Cela rend la comparaison très
difficile. Nous sommes tous d’accord pour dire que l’utilisation
d’un prix de journée de base avec un nombre limité
de suppléments facilite la comparaison du prix de revient
d’un hébergement. De cette façon, le résident
ou sa famille connaîtraient le vrai contenu de la facture
et n’auraient plus de mauvaises surprises en voyant
toutes sortes de suppléments qui viennent s’ajouter
au prix de journée qui peut quand même faire
augmenter sensiblement le prix final de la facture.
La facturation de suppléments signifie une augmentation
supplémentaire en moyenne de 7,7% par rapport au prix
de journée mais peut varier très fortement d’institution
en institution. Il faudrait donc vers un prix de journée
qui comporte un même éventail de services pour
toutes les institutions. Des suppléments ne pourraient
être portés en compte qu’à certaines
conditions: ils doivent être limités au point
de vue du nombre, ils doivent être comparables, clairs
et contrôlables.
L’objectif prioritaire de ce groupe de travail était
donc d’obtenir un consensus sur une liste d’éléments
qui peuvent être facturés soit dans le prix de
journée, soit comme supplément ou comme débours.
Un point à ne pas négliger ici est la distinction
qui est établie entre supplément et débours.
Ils ont comme caractéristique commune qu’ils
sont facturés en plus du prix de journée. Un
débours signifie que les services sont prestés
par des externes et payés par l’institution.
A son tour, l’institution va récupérer
ces coûts via la facture mensuelle des résidents.
Un exemple: les coûts de médicaments. Un supplément
est par contre un coût pour un produit que l’institution,
à la demande du résident, fournit elle-même.
Par exemple ; des boisons en dehors des repas, à l’exception
de l’eau potable.
La liste d’éléments qui doivent figurer
dans le prix de journée est un minimum de base. Cela
signifie que chaque institution peut décider d’intégrer
beaucoup plus d’éléments dans le prix
de journée, voire de facturer un prix "tout compris",
ce qui est le cas actuellement dans certaines institutions.
Nous devons mentionner à cet égard que la liste
des éléments qui doivent ou non être compris
dans le prix de journée ne dit rien sur le rapport
qualité-prix dans une institution.
Le but consiste donc à
garantir une plus grande transparence dans les frais de
séjour, de sorte que l’offre reste (financièrement)
accessible et que le résident et sa famille soient
suffisamment informés sur la facture de son séjour
dans l’établissement.
Dans l’introduction, il a déjà été
mentionné que le prix de journée d’une institution
est influencé par de nombreuses autorités différentes
où les différentes Communautés et Régions
jouent un rôle important dans l’agrément
des institutions.
Le but de cette liste est donc d’offrir une norme qui
doit au moins être d’application pour l’ensemble
du pays et qui est ancrée dans le cadre réglementaire
des Communautés et des Régions. De plus, chaque
Communauté ou Région peut décider d’inclure
dans le prix de journée encore d’autres éléments
que ceux prévus par liste et elles peuvent insérer
d’autres dispositions relatives à la fixation
des prix dans leur cadre réglementaire. Une Communauté
ou une Région peut par exemple décider d’inclure
dans le prix de journée le matériel d’incontinence
ou le service des repas dans la chambre pour les résidents
valides.
Les ministres Vandenbroucke et Picqué vont d’ici
peu entamer des concertations avec les Communautés
et les Régions en ce qui concerne l’opérationalisation
de ces normes minimales dans les réglementations.