Les Belges pouvaient être inquiets : à la
mi-août le ministère de la Santé publique
annonçait que nous ne disposerions que de 2,35 millions
de doses de vaccin, soit 100.000 de moins que l’an dernier.
Heureusement, 200.000 nouvelles doses seront disponibles.
Oui, cela sent la confusion. Et cette confusion n’est
pas de nature à rassurer les personnes à risques – dont
de nombreux baby-boomers. C’est que la grippe, souvent perçue
comme banale, peut aussi tuer.
En Belgique, 1.500 personnes
meurent chaque année des suites d'une grippe.
En cas de pandémie
ou d'importante épidémie, ce chiffre peut doubler voire
tripler. D’où le souci de la population. Bon an mal an,
c’est plus de 20% de la population belge qui se fait vacciner
contre la grippe. Pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS),
l'objectif est d'atteindre les 30% .
L’annonce de la diminution des doses de vaccin a évidemment
inquiété beaucoup de gens. Et certaines personnes l’ignorent
encore, mais 200.000 doses supplémentaires seront à la
disposition de la Belgique. Le ministre de la Santé publique
Rudy Demotte a reçu confirmation de cette mise à disposition
par GSK (Rixensart). Ce supplément porte l'ensemble des doses
disponibles à 2.573.000 unités, soit légèrement
plus que le nombre de doses disponibles l'année dernière
(2.570.000 unités). Ce qui nous laisse une légère
marge de sécurité. L’an dernier, ce sont 2.470.000
doses qui furent utilisées lors de la campagne de vaccination.
Cela dit, certaines personnes refusent le vaccin. Pour elles,
bonne nouvelle, il est possible de soigner la grippe grâce au
sureau. En effet, une firme israélienne a mis au point un produit à base
d'extraits de sureau susceptible de réduire les effets de la
grippe en quelques jours.
Comment ? Grâce à un complément
alimentaire. Pour pouvoir bénéficier du statut de médicament,
des recherches devront encore être menées à grande échelle.
C’est une pharmacienne et virologue franco-israélienne,
Madeleine Mumcuoglu, qui est parvenue à isoler le principe
antiviral du sureau dans sa thèse de doctorat à l'Université de
Zurich.
Sa découverte s’est transformée en un
produit commercialisable, fabriqué depuis une dizaine d'années
en Israël et distribué dans 17 pays, dont en Belgique.