En Belgique, 2.800 personnes contractent chaque année
une infection nosocomiales ; cinq à dix % des admissions
dans une institution de soins sont concernées, soit
entre 75000 et 150000 personnes.
Le coût financier des maladies nosocomiales en Belgique
est estimé à 250 millions d'euros par an.
Une étude a montré que 30 % des infections
nosocomiales peuvent être prévenues lorsqu'une équipe
d'hygiène est présente dans l'hôpital.
Dans la newsletter de la semaine dernière, nous
attirions votre attention sur ces faits dans l’article
: Les infections nosocomiales
Lors de la lecture de l’article publié cette
semaine : L'hygiène est souhaitable, point trop
n'en faut , sachez qu’il n’est en rien en contradiction
avec cette campagne pour l’hygiène des mains
dont le communiqué est repris ci-dessous.
Mais lisez
plutôt …
Ce mardi 15 février 2005, une conférence
de presse annonçait une campagne de promotion d'hygiène
des mains. L'hygiène des mains est en effet une
des mesures de prévention des infections hospitalières
les plus efficaces et les moins onéreuses.
La campagne a pour objectif de sensibiliser les prestataires
de soins et les patients dans les hôpitaux mais également
d'évaluer dans quelle mesure les consignes concernant
l'hygiène des mains sont respectées et ce
avant et après la sensibilisation.
Campagne nationale pour la prévention des infections
hospitalières par la promotion de l’hygiène
des mains.
Selon de nombreuses études, il apparaît que
la transmission de micro-organismes pathogènes par
les mains du personnel de soins est la cause principale
de prolifération des infections hospitalières.
Le bien nommé Staphylococcus aureus résistant à la
méthicilline (MRSA), communément appelé «bactérie
hospitalière», est probablement l’agent
le plus important des infections hospitalières.
La conséquence marquante d’une infection hospitalière
est que le patient doit être soigné plus longtemps
et que, dans quelques cas, l’issue est fatale. En
plus, un séjour hospitalier plus long entraîne
des coûts supplémentaires tant pour le patient
que pour la société. Les infections hospitalières
sont donc, à ce titre, une menace pour la santé publique.
La
campagne nationale «Vous êtes en de bonnes
mains» veut sensibiliser tous les prestataires
de soins hospitaliers à l’importance cruciale
de l’hygiène des mains. Mais la campagne
veut aussi s’adresser aux patients. Le patient
est sans nul doute un partenaire à part entière
dans la promotion de la qualité des soins.
La campagne
proprement dite dure un mois. En outre, l’évaluation est aussi un élément
important. De cette manière, la mise en pratique
des procédures d’hygiène des mains
sera mesurée avant et après la campagne.
Les institutions participantes recevront chacune par
la rétro-information leurs propres résultats:
un instrument important dans la sensibilisation des prestataires
de soins.
Que l’on ne puisse pas éviter toutes les
infections hospitalières, cela est évident
mais les promoteurs de la campagne s’attendent
malgré tout, sur un laps de temps de quelques
années, à pouvoir diminuer les infections
hospitalières de 20 à 30 %. Une bonne hygiène
des mains et une bonne hygiène hospitalière
sont de plus des armes importantes dans la lutte contre
une utilisation excessive des antibiotiques et par là,
contre l’augmentation de la résistance aux
antibiotiques des germes multi-résistants ainsi
qu’à leur prolifération.
Si nous voulons
que la campagne porte ses fruits à long
terme, il nous faut alors impérativement répéter
l’action les prochaines années.
La résolution de prendre le problème des
infections hospitalières à bras le corps
ressort certainement de la participation à la
campagne: plus de 90 % des hôpitaux en Flandre,
Bruxelles et Wallonie se sont inscrits sur base volontaire.