Réalisée auprès de 1000 mauvais
payeurs, l’enquête téléphonique de
Intrium Justitia, organisme chargé de la gestion des
débiteurs, révèle que la cause principale
de non-paiement des factures est un excès de dettes
ou des problèmes financiers (47%). La négligence
arrive ensuite. Jeunes et moins jeunes peuvent être repris
parmi les mauvais payeurs.
Certes l’endettement est aux centres des problèmes
des mauvais payeurs. Il intervient le plus fréquemment à cause
d’une maladie du débiteur ou d’un membre
de sa famille. Mais ces problèmes de santé ne
sont pas les seules raisons invoquées.
La deuxième,
dans 35% des cas, est la négligence. Cette dernière
survient le plus souvent à cause d’un déménagement,
d’un séjour à l’étranger,
d’un refus ou d’un oubli de paiement. Dans 11%
des cas, la raison avancée est une facture imprécise
ou erronée.
Surprise quant au profil du mauvais payeur type. Dans plus
de 45% des cas, il travaille et est membre d’une jeune
famille. Chez les moins de 25 ans, 60% des factures relèvent
des télécommunications (plus de 250 euros dans
environ la moitié des cas). La tranche la plus importante
des mauvais payeurs est toutefois celle des 26-45 ans. Là,
62% des personnes ont des dettes de plus de 250 euros.
«
Et les baby-boomers ? », direz-vous. Ils sont plutôt
bien lotis, même si leur nombre a quasi doublé en
un an : 13,8% alors qu’ils n’étaient que
6,8% en 2005. La moitié de leurs factures impayées
couvre des sommes supérieures à 250 euros.
Point intéressant révélé par
l’enquête : ce groupe d’âge se laisse
plus facilement abuser. Ici aussi, la maladie joue un grand
rôle car, chez les plus de 55 ans, dans 22% des cas,
elle est mise en avant.
Pour Intrum Justitia, ces chiffres démontrent qu'une
politique active, tant au plan de la prévention et
que de l'information, devrait être menée pour
que l’on gère mieux son argent.