Nous sommes 73%, donc près des trois quarts
de la population, à envisager positivement le prêt à tempérament.
C’est la conclusion d’une enquête réalisée
par le bureau d'études TNS Dimarso pour le compte d'Axa.
Dans le même temps, nous salaires augmentent plus rapidement
que chez les habitants des pays voisins. Sommes-nous d’éternels
insatisfaits ou de bons calculateurs ?
Oui, le prêt hypothécaire est intéressant,
cela se sait, surtout à l’heure de la déclaration
d’impôts. La surprise ne vient donc pas ce secteur.
Car selon l’étude Dimarso, il semble que les
trois quarts des Belges envisagent d'emprunter un jour dans
un autre but.
Si l'on compare les sept premiers mois de l'an
2006 avec la même période en 2005, la croissance
des prêts à tempérament est fulgurante
: 13,8 %. Bien sûr nous empruntons quasi tous lors
de l’achat d’une habitation (88 %) ou d’une
voiture (62 %), mais nous sommes disposés (47 %) à contracter
un emprunt pour réaliser d’autres projets. Lesquels
? L'achat de meubles, de vérandas, de piscines...
mais aussi pour financer des études ou une formation
(20%) ou même dans le but de regrouper des prêts
en cours (15 %).
Sommes-nous démunis pour autant ? Si l’écart
entre personnes bien nanties et celles qui manquent de moyens
semblent se creuser au fil des ans, il reste que nos salaires
augmentent plus vite que chez nos voisins. C’est ce
que signale le quotidien De Tijd sur base d'une étude
américaine du bureau Mercer Human Resources.
Ainsi,
en 2007, le Belge verra son salaire augmenter de 1,5 % -
soit plus que le 1 % du Français et le 0,7 % du Néerlandais.
Surprise : en Allemagne, il y aurait même une baisse
de 0,2 %. Est-ce un bien, est-ce un mal ? Il faut nuancer.
Car l'augmentation salariale supérieure du Belge risque
de handicaper la compétitivité du marché.
Pour rester dans le bon, selon un schéma idéal,
il faudrait que les salaires n’augmentent pas plus
vite que chez nos trois voisins. Il n’empêche
qu’il vaut mieux figurer dans le haut du peloton, synonyme
d’économie saine, plutôt que dans le bas
du classement.