Ockers, Van Steenbergen, Luc Varenne, Coppi
et Cie…
Les amateurs de sport qui ont la fibre nostalgique
vont se passionner pour l’album qui vient de paraître
sur Stan Ockers, l’un des champions populaires
de l’après-guerre. Toute l’enfance
des baby-boomers racontée en images par un spécialiste,
Claude Degauquier.
1948. Claude Degauquier est un gamin que son père
conduit au Heysel. C’est le déclic. Toute
sa vie, Claude sera passionné de sport. De football,
bien sûr, un domaine où il arbitre encore
aujourd’hui, mais surtout de cyclisme.
Comme des
milliers de jeunes Belges, il est fasciné par
le petit Anversois Stan Ockers. Eternel sourire sous
les cheveux gominés, volontaire, courageux, malin,
Ockers devient champion du monde en 1955, le sommet de
sa carrière, mais il est souvent dominé par
plus fort que lui : Van Steenbergen dans les classiques,
Coppi dans les tours. Cela n’empêche pas
Stan de faire une fort belle carrière… jusqu’à la
chute au Palais des Sports d’Anvers, brutale, irrémédiable,
celle qui le prive de la vie deux jours plus tard. Nous
sommes le 1er octobre 1956. Toute la Belgique est en
deuil.
Claude Degauquier avait déjà consacré un
livre à son idole. Cette fois, c’est par
l’image qu’il retrace la vie du petit Stan,
si grand dans le cœur de ses supporters. Et c’est
toute une époque qui revit. Celle de l’équipe
nationale belge au Tour de France – avec l’inégalable
Luc Varenne dans la coulisse – et puis celle des
classiques du calendrier, des Six-Jours avec Van Steenbergen,
des sprints, des échappées victorieuses,
des visages marqués par la boue de printemps ou
la sueur de juillet, les bons moments, les disputes,
les réconciliations, la vie.
Tout cela avec très
peu de commentaires, et c’est très bien
ainsi.
Marc Welsch
Le livre d’Or de Stan Ockers, par Claude Degauquier, éditions
Coups de pédales,
Ruue de la Forêt 119, 4100
Seraing,
240 photos en noir et blanc (4 p. en quadrichromie).
Prix de vente : 35 euros. Voir aussi le site www.coups-de-pedales.be