Depuis avril 2003, le ciel de Bruxelles s’enorgueillissait
de posséder un ballon captif comme Paris ou Berlin.
Hélas, le ballon Belgacom n’a pas résisté aux
intempéries. Situé au bout du Boulevard du Roi Albert
II, sur la commune de Schaerbeek., et visible depuis la
gare du Nord, il aurait dû rester en place jusque
fin mars 2006.
Mais non : l’Aérophile – c’est
son nom – n’a pas été assez fort.
C’était pourtant l’un des plus grands
ballons du monde. D’une enveloppe de 5.500 m3 gonflée
en permanence à l’hélium, gaz ininflammable,
il pouvait accueillir jusqu’à 30 personnes à la
fois et s’élevait à 150 mètres
d’altitude. Attraction touristique appréciée,
il permettait de découvrir Bruxelles d’un
point de vue inédit. De plus, il volait pratiquement
tous les jours, exception faite des jours de trop mauvais
temps.
Il faut savoir que le fameux ballon était une initiative
privée. Deux amis, Eric Derwael et François-Xavier
Remion, avaient eu l'idée de faire venir un exemplaire
du plus grand ballon du monde à Bruxelles. Après
avoir créé une société, Aerobrussels
sa, ils ont mis sur pied le projet. En fait, Belgacom n’était
que le partenaire publicitaire du projet.
Mais voilà : la neige qui s'est accumulée
fin novembre sur le ballon l'a fait descendre brusquement
et rebondir à trois reprises sur la nacelle. Le
câble qui relie le ballon au treuil s'est ensuite
emmêlé et s'est bloqué. Le ballon a
alors bougé dans tous les sens en cassant la cage
de protection contenant les équipements de contrôle
et de pilotage sur la nacelle, brisant une porte de clôture,
des équipements d'éclairage et la toiture
des sanitaires.
A l’heure actuelle, la décision n’est
pas encore prise de l'arrêt définitif de l'exploitation
du ballon, soit sa réparation.