Nous
commentions, dans un article du 29 juin 2003, l’officialisation
du terme courriel par la Commission générale
de Terminologie et de Néologie, dont l’avis venait
de paraître au Journal officiel du 20 juin.
Information complémentaire glanée depuis lors sur le net, auprès d’internautes francophones d’Outre-Atlantique…
«
Evocateur, avec une sonorité bien française, le mot courriel est largement utilisé dans la presse et concurrence avantageusement l’emprunt à l’anglais
mail», précisait la commission précitée
dans son argumentaire.
Toutefois, cette alternative à un anglicisme n’est pas née dans l’Hexagone, mais au Québec. On attribue la paternité de courriel (contraction
des mots courrier et électronique) à un professeur de l’Université de Montréal, Jean-Claude Guédon.
Le professeur Guédon est docteur en histoire des sciences et enseigne au département de littérature comparée de l’université québécoise
précitée. Au printemps 2003, l’intéressé a été distingué par l’Office de la langue française pour sa contribution « exceptionnelle à la
francisation du cyberespace». Il a utilisé le terme courriel pour la première fois dans un livre intitulé La Planète cyber et paru en 1996.
Et maintenant, si votre langue fourche et que vous dites encore à votre interlocuteur « Quel est ton mail ? » plutôt que « Donne-moi donc ton courriel
! », consolez-vous !!!
Ce mot anglais, que certains voudraient diaboliser à outrance et que d’autres adulent par snobisme, vient du vieux français « male » (comme tennis vient
du Tenez! -le verbe tenir à l’impératif présent- qui accompagnait l’envoi de la balle au jeu de paume).
Souvenez-vous donc de ces diligences transportant le courrier et que l’on nommait les malles-poste…
Donc, courriel, c’est mieux et mail, ce n’est pas dramatique!