André Menu, 69 ans :
Nouveau record en vue dans l'Himalaya
Le presque septuagénaire
André Menu s’apprête à vaincre sans masque à oxygène
les 8.201 m du Cho Oyu dans l’Himalaya.
Sa nouvelle ASBL sert de
relais entre la Belgique et Katmandou, où il soutient les écoliers
himalayens de la Fondation Babu Chhiri.
C’est un nouveau défi de taille que vient de se lancer
l’alpiniste
belge : battre le record du Suisse Félicien Morel, qui avait atteint
sans oxygène, à 66 ans, en 2001, le sommet du Cho Oyu.
Pour se préparer à l’escalade, André Menu
s’est imposé un trekking d’acclimatation de quinze
jours, du 5 au 28 septembre prochain. Cinq à six heures de randonnée
par jour. Ensuite, départ de l’expédition Cho Oyu
2005, durant laquelle il sera accompagné du reporter-caméraman
Patrick Dejarnac, lequel réalise un documentaire sur l’alpiniste
tubizien.
Filmer en altitude
Pour Patrick Dejarnac, le but sera non seulement d’évoquer
l’exploit d’André Menu, mais aussi de s’attarder
sur la vie quotidienne des Sherpas du Tibet. Au total, une bonne cinquantaine
de minutes de film pour un grand documentaire sur la vie dans l’Himalaya.
Quand on interroge André Menu sur son nouveau défi, il
répond sans broncher : «Lors de ma première tentative
sur l’Everest, je me suis baladé à plus de 8.000
m sans masque à oxygène.» Un long silence, un rien
dubitatif, lui répond. Alors l’alpiniste, de deux mots,
conclut : «Ça allait.»
En outre, ses tests médicaux sont impeccables et le confortent
dans sa résolution de s’attaquer au record du monde. «Mon
médecin me dirait que je ne suis plus en condition, explique André Menu,
que j’arrêterais aussitôt. Mais j’ai subi toute
une batterie d’examens la semaine dernière. La conclusion
? Pas le moindre problème !»
Mais
pourquoi avoir voulu fonder une ASBL nommée Alpine Dream
? C’est la Quenastoise Anne Demaret, 41 ans, coordinatrice de projets
chez Mastercard, et nouvelle présidente de l’ASBL, qui prend
la parole : «André est plutôt un manuel. Les papiers,
il n’aime pas trop ça. Alors, je me suis proposée
pour m’occuper de son secrétariat. Petit à petit,
cela a pris de l’ampleur. Car André a tenu à aider
la Fondation Babu Chhiri, en souvenir de sa rencontre et
de son amitié pour
Babu.»