La cinquantaine marque pour beaucoup une soudaine prise de
conscience des processus de vieillissement.
Face à cette
perspective inéluctable, nous disposons d'un moyen de
lutte simple: le sport.
Etat des lieux de la cinquantaine En vérité, le vieillissement s'amorce dès
le début de la vie. Au fil du temps, nos cellules
s'abîment. Elles se renouvellent plus lentement et
finissent par mourir. Cette lente dégradation se traduit
tôt ou tard par des effets visibles: apparition de
rides sur le visage, cheveux blancs, douleurs articulaires,
baisse de l'acuité visuelle, etc.
Les facultés physiques, elles aussi, pâtissent
beaucoup de cette "érosion". Vers 50 ans,
de nombreuses personnes s'aperçoivent qu'elles ne
peuvent plus grimper une volée d'escaliers ou courir
50 mètres d'affilée sans se retrouver le souffle
court et le cœur palpitant. A cela, s'ajoutent les problèmes
de poids. A partir de trente ans, en effet, tous les organes
perdent lentement du volume. On devrait maigrir, et pourtant,
c'est le contraire qui se produit car une accumulation de
graisses compense facilement les kilos perdus, même
si on ne change rien à son alimentation. Peu à peu,
on observe sur soi les traces d'une évolution qui
nous rapproche de l'image, pas toujours flatteuse, de nos
propres parents.
Les phénomènes qui sous-tendent cette réalité physiologique
commencent d'ailleurs à être mieux connus. Les
processus de vieillissement répondent très
fort, en effet, aux altérations des sécrétions
hormonales. On connaît la ménopause, bien sûr,
qui signe l'arrêt de l'ovulation chez la femme. Mais à partir
de 18 ans, l'homme voit également baisser progressivement
sa sécrétion de testostérone. Les hormones
sexuelles ne sont pas les seules concernées. Le cortisol
aussi se raréfie avec l'âge. Or, cette hormone
produite par les glandes surrénales (au-dessus des
reins) joue un rôle très important dans la gestion
du stress. La production de l'hormone de croissance se tarit également à partir
de 40 ans, ce qui se traduit par une chute de la masse musculaire
et une fragilisation de la peau et du squelette.
Le
sport ajoute de la vie aux années
Heureusement,
il existe un moyen d'améliorer ses
taux hormonaux de façon totalement naturelle: le sport.
En effet, une activité physique régulière
s'avère tout à fait susceptible de préserver
très longtemps les fonctions endocrines d'un individu.
Des études ont ainsi montré qu'une séance
de tennis augmentait plus de trente fois la sécrétion
d'hormone de croissance. La même chose se produit avec
le cortisol et la testostérone. Le sport active donc
les filières de production hormonale de l'organisme,
ce qui permet de mieux répondre aux agressions, aux
maladies ou même au stress. Le sport permet également
de ralentir la fragilisation du squelette qui survient surtout
chez les femmes après la ménopause.
Ainsi, c'est
généralement à un âge
où, paradoxalement, on renonce à ces rituels
d'épuisement gratuit qu'une activité sportive
revêtirait toute sa valeur. Les heures passées
dans les salles de gym et les courts de tennis sont autant
d'années gagnées sur l'immobilisme de la fin
d'une vie.